dimanche 13 juin 2010

Une demande d'aide unanime adressée au Pape

Extrait de l’homélie-programme du pape Benoît XVI lors de sa première messe en la chapelle Sixtine, le 20 avril 2005.

En ce moment me revient en mémoire à l'inoubliable expérience que nous avons tous vécue à l'occasion de la mort et des funérailles du regretté Jean-Paul II. Autour de sa dépouille mortelle couchée sur la terre nue, se sont rassemblés les Chefs des Nations, des personnes de toutes les catégories sociales, et en particulier des jeunes, dans une inoubliable étreinte d'affection et d'admiration. Le monde entier s'est tourné vers lui avec confiance. Il a semblé à de nombreuses personnes que cette intense participation, amplifiée jusqu'aux limites de la planète par les moyens de communication sociale, ait été comme une demande d'aide unanime adressée au pape de la part de l'humanité actuelle qui, troublée par les incertitudes et les craintes, s'interroge sur son avenir.

L'Eglise d'aujourd'hui doit raviver en elle-même la conscience de la tâche de reproposer au monde la voix de Celui qui a dit: « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Jn 8, 12). En commençant son ministère, le nouveau pape sait que sa tâche est de faire resplendir devant les hommes et les femmes d'aujourd'hui la lumière du Christ : pas sa propre lumière, mais celle du Christ.

Je m'adresse à tous avec cette conscience, également à ceux qui pratiquent d'autres religions ou qui cherchent simplement une réponse aux questions fondamentales de l'existence et qui ne l'ont pas encore trouvée. Je m'adresse à tous avec simplicité et affection, pour les assurer que l'Eglise désire continuer à tisser avec eux un dialogue ouvert et sincère, à la recherche du bien véritable de l'homme et de la société.

J'invoque de Dieu l'unité et la paix pour la famille humaine et je déclare la disponibilité de tous les catholiques à coopérer pour un développement social authentique, respectueux de la dignité de chaque être humain.

Je n'épargnerai pas les efforts et le dévouement pour poursuivre le dialogue prometteur entamé par mes vénérés prédécesseurs avec les différentes civilisations, afin que de la compréhension réciproque naissent les conditions d'un avenir meilleur pour tous.

Je pense en particulier aux jeunes. A eux, les interlocuteurs privilégiés du pape Jean-Paul II, s'adresse mon étreinte affectueuse dans l'attente, si Dieu le veut, de les rencontrer à Cologne à l'occasion de la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse. Je continuerai à dialoguer avec vous, chers jeunes, avenir et espérance de l'Eglise et de l'humanité, en écoutant vos attentes dans l'intention de vous aider à rencontrer toujours plus en profondeur le Christ vivant, celui qui est éternellement jeune.

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